Un Apport de l'Analyse Des Réseaux Sociaux À La Recherche Comptable : Le Cas Des Transactions de Réseaux Interentreprises

Comptabilité contré le audit Vol. 10 Num. 1, Juin 2004

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Résumé


The paper proposes an accounting perspective on inter-firms networks, based on a wide approach of transaction, embedded in a relational exchange. This leads to integrate contributions of the economic sociology to the definition of relational exchange and to make the choice of a qualitative approach. Two case studies are carried out, trying to understand the social networks undertaking these groups. We analyze interviews of managers and we develop a structural analysis of transactional ties of a network. The concept of accounting externalities, produced by the social interactions is proposed and defined, giving an illustration of sharing partnership value between managers. These results lead to consider that accounting is a social practice for managers too.

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Extrait


Un Apport de l'Analyse Des Réseaux Sociaux À La Recherche Comptable : Le Cas Des Transactions de Réseaux Interentreprises

Introduction

Les utilisateurs externes de l'information comptable peuvent-ils identifier les coûts et bénéfices des relations de réseau dans lesquelles nombre d'entreprises se sont engagées ? En d'autres termes, peuton avancer l'hypothèse selon laquelle le fonctionnement d'un réseau interentreprises est également financier, alors que l'accent est généralement mis sur les dimensions stratégique ou organisationnelle de coopérations qui restent le plus souvent informelles ?

Le concept de réseau fait référence à un enchevêtrement de relations de long terme, fondées sur la confiance et encastrées socialement (Powell, 1990 ; Gandori et Soda, 1995 ; Palpacuer, 1996 ; Heitz, 2000), dont la comptabilité patrimoniale n'offre pour l'heure que peu de visibilité. Si le domaine du contrôle des relations de coopération a déjà été exploré (Ouchi, 1980 ; White, 1992 ; Dumoulin et Gbaka, 1997), la comptabilité patrimoniale présuppose la reconnaissance d'un périmètre de l'entité, auquel échappe de fait le réseau d'entreprises. Cet obstacle majeur fait du réseau un objet difficile à appréhender pour la comptabilité financière. Le fondement théorique de l'économie williamsonnienne bute effectivement sur des questions d'opérationnalisation des coûts de transaction et de leur mesure. Certaines études anglo-saxonnes questionnent le lien entre mode de coordination et demande d'informations comptables (Tomkins, 2001). Arguant du fait que le modèle comptable traditionnel est par nature lié au mode hiérarchique, l'idée émerge qu'« il doit y avoir un besoin de changer la comptabilité quand elle est utilisée dans une situation de réseau » (Hakansson, 2004). En France, alors que le réseau interentreprises est identifié dans la littérature comme un lieu de création d'une « quasirente organisationnelle » (Mari, 1998), l'évaluation et l'appropriation de cette rente par des outils formels sont de plus en plus questionnées en comptabilité (Charreaux et Desbrières, 1998 ; Teller, 1998). La notion de val...

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